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REVUE PRESSE du Mardi 07/01/2020
Mardi 07/01/2020 PROVINCIALE 1

Le nouveau président est pilote de ligne

Philippe Schumacher a été choisi ce lundi soir pour succéder à Philippe Lecapitaine au RFC Malmundaria

On vous emmène à la découverte de Philippe Schumacher, le nouveau président du RFC Malmundaria. Son parcours est peu ordinaire : il a ainsi passé neuf ans à Kinshasa, il a décidé de prendre un virage total sur le plan professionnel à 35 ans en quittant son job de kiné pour devenir pilote de ligne et il n’a commencé à jouer au foot qu’à l’âge de 17 ans après avoir pratiqué la gym et le tennis. Portrait du nouvel homme fort malmédien, qui prendra officiellement ses fonctions en fin de saison.

Unique candidat à la succession de Philippe Lecapitaine pour le poste de président du RFC Malmundaria, Philippe Schumacher a été officialisé dans ses nouvelles fonctions ce lundi soir lors d’une réunion du comité. Il endossera le rôle de président en fin de saison, mais il va déjà se mettre au travail avec Philippe Lecapitaine pour préparer le prochain championnat.
En attendant, nous sommes allés à sa découverte. Du haut de ses 48 ans, le Malmédien a connu un parcours pour le moins atypique.

> Il a passé 9 ans à Kinshasa.
Né en Belgique, Philippe Schumacher a quitté notre pays à l’âge de 8 ans pour suivre ses parents à Kinshasa (République Démocratique Du Congo). « Mon papa (Jean-Marie, l’actuel correspondant qualifié du RFC Malmundaria, NDLR) y était prof à l’école belge. Je suis revenu seul en Belgique à 17 ans pour ma rhéto. J’étais en pensionnat à Saint-Roch Ferrières et j’étais en famille d’accueil le week-end. Mes parents sont rentrés en Belgique en 1991 ou 1992, » explique Philippe Schumacher.

> Il a commencé le foot à 17 ans.
Philippe Schumacher s’est mis au football sur le tard, vers l’âge de 17 ans. « J’ai très peu joué au foot en Afrique, sauf dans la cour de récréation, mais je n’étais affilié nulle part. Je pratiquais le tennis et la gym à Kinshasa. En revenant en Belgique, je voulais continuer à faire du sport et je me suis dit ‘pourquoi pas le foot ?’ Je me suis inscrit directement à Malmedy, mais j’étais vachement plus doué en gymnastique. Un jour, il manquait un gardien en junior et comme je n’avais pas ma place dans le jeu, j’ai essayé au but. On a vu que j’avais des capacités et j’ai continué, » dit notre interlocuteur, qui a entamé son parcours en équipe première à Malmedy, d’abord en tant que second gardien.

> Il a connu deux montées avec le RFC Malmundaria.
Lors du dernier titre avant celui qui a été décroché en avril dernier, c’était Philippe Schumacher qui défendait le but malmédien. On parle ici de la saison 1995-1996. « On est monté de P2 en P1. Après cela, je suis parti durant 4 ou 5 ans à Xhoffraix avant de revenir à Malmundaria et j’étais aussi entre les perches lors de la montée de P1 en Promotion via le tour final avec Christian Baratte. J’ai encore joué une saison en Promotion puis j’ai commencé à décider de changer d’orientation professionnelle et cela a été un tournant dans ma carrière footballistique car cela devenait compliqué de cumuler travail, études et foot. J’ai quitté Malmedy pour disputer une dernière saison à Recht, en P3, mais cela s’est assez mal passé, car je n’étais pas très disponible, » détaille le futur président malmédien.

> Kiné, il décide de devenir... pilote de ligne.
« J’étais kiné et je suis devenu pilote de ligne. Un métier que j’exerce depuis 2009. Quand j’ai achevé ma formation, j’ai été engagé en France, où j’ai travaillé pendant 4 ans, en faisant les trajets depuis Malmedy. Puis j’ai eu l’opportunité de venir travailler chez TNT (désormais ASL Belgium) à Liège en 2013 et depuis lors, je travaille là, » expose Philippe Schumacher, qui revient sur ce choix personnel qu’il a opéré de réorienter complètement sa carrière professionnelle. « J’ai eu le sentiment que j’avais fait le tour de la question en tant que kiné. J’avais aussi suivi une formation en ostéopathie, mais je m’ennuyais un peu dans mon métier et j’ai toujours été intéressé par l’aviation. Divers paramètres sont entrés en ligne de compte et familialement, c’est peut-être le bon moment aussi. »

> Que du long-courrier.
Philippe Schumacher ne fait que les vols long-courriers, c’est-à-dire en dehors de l’Europe, à bord d’un Boeing 747. « Je vais beaucoup en Asie et aux États-Unis. Je fais trois à quatre vols par mois et en général, quand je pars, je reste entre 2 à 5 jours sur place. Une fois que je suis de retour, il y a un temps de repos et d’acclimatation suite au décalage horaire. Je fais du transport cargo, c’est-à-dire que je ne transporte que des marchandises. Je ne fais donc pas de vols passagers. L’un des gros avantages, c’est que quand je suis à la maison, je suis 100 % disponible. Et quand je suis parti, je suis en contact permanent avec ma famille et mes amis. Avec les moyens de communication actuels, c’est beaucoup plus facile qu’avant. »

Le nouveau président arrive avec des idées bien précises et veut miser sur la formation des jeunes

« Continuer à diminuer le budget total du club »

> Sa candidature pour le poste de président.
Philippe Schumacher s’est donc porté candidat pour endosser le rôle de président. « C’est Philippe Lecapitaine qui m’a mis sur la voie. Dans le courant du mois d’octobre, il m’a envoyé un SMS pour me demander si je ne serais pas intéressé car il me voyait bien à ce poste. J’ai commencé à y réfléchir et l’idée a fait son chemin. Pour le moment, le RFC Malmundaria est un club qui bouge énormément et il était opportun de continuer ce travail. Or, si personne ne se présentait, ça pouvait vite tourner à rien... »

> Ses idées en tant que président.
« J’aborde cette arrivée à la présidence très sereinement, car le travail effectué par mon prédécesseur est très bon. Le club est très sain financièrement et sportivement, il se porte bien aussi. On travaille beaucoup avec des régionaux et la formation des jeunes s’améliore d’année en année. L’idée, c’est de poursuivre avec cette philosophie de la jeunesse, » indique Philippe Schumacher, qui va se mettre très rapidement au travail aux côtés de Philippe Lecapitaine (qui quittera la présidence en fin de saison) pour baliser les grandes lignes de la saison prochaine.
Il arrive en tout cas avec des idées bien précises. La première concerne l’aspect financier et, vous allez le lire, son discours tranche avec ceux qu’on a plutôt l’habitude d’entendre en pareilles circonstances. Souvent, il est en effet question d’augmentation de budget pour franchir des paliers. Des propos ambitieux qui ne sont pas toujours suivis d’actes concrets. Ici, la teneur du discours est bien différente.
« L’idée, c’est de continuer à diminuer le budget total du club tout en continuant à garder la qualité sportive, c’est clair. Cela devient de plus en plus difficile de trouver de l’argent pour faire fonctionner un club et il va falloir travailler de manière assez forte. Il va falloir oeuvrer à moyen voire long terme. En fait, ce que je voudrais, c’est diminuer le budget total, mais augmenter celui qui est alloué à la formation des jeunes, » développe Philippe Schumacher, qui arrive aussi avec l’idée qu’il est nécessaire de se maintenir en P1. « L’équipe première reste l’image du club et évoluer au plus haut échelon provincial ne peut qu’attirer des jeunes, des entraîneurs, etc. chez nous. Si on reste en P1 durant les 5 prochaines saisons, c’est bien. Après, si on va en Nationale, tant mieux, mais ce n’est pas un objectif pour l’instant. »

> Un mandat à durée indéterminée.
« La durée de ma présidence n’a pas été fixée, mais il me semble opportun d’avoir du changement tous les 4-5 ans. Bien entendu, si je suis fatigué ou si je ne suis plus efficace, je laisserai ma place à quelqu’un d’autre. Je sais qu’être président d’un club de foot demande beaucoup de travail et d’énergie. On peut vite s’essouffler et un président n’est rien du tout sans un comité motivé, » reprend notre interlocuteur, qui peut compter sur le soutien de sa compagne dans ce nouveau défi. « Tout ça ne se serait pas fait sans son aval, » conclut-il, avant d’y aller d’une comparaison intéressante pour imager son nouveau poste. « Je me vois comme un commandant de bord, c’est ainsi que je vois la manière dont je vais travailler. Le RFC Malmundaria est un gros avion qu’il faut maintenir en l’air. C’est un long voyage qui va durer 4 ou 5 ans. Il y aura sans doute des problèmes et je serai là pour les régler. »

Il faudra du sang neuf

Quatre départs à compenser dans le comité

Entré dans le comité malmédien il y a 2,5 ans, Philippe Schumacher, dont le fils évolue actuellement en U10 au club, s’investit déjà beaucoup dans la commission des jeunes et dans celle des finances. Il est d’ailleurs l’actuel Responsable Technique de la Formation des Jeunes (RTFJ) du club. Une fonction qu’il va devoir quitter : il sera en effet compliqué de cumuler avec le poste de président.

D’autres ajustements seront nécessaires dans l’organigramme malmédien. « Beaucoup de personnes du comité vont en effet nous quitter en fin de saison et il va falloir les remplacer. Pierre Meys (président de la commission des jeunes et vice-président du club), Alain Franssen (équipes de jeunes, tournois, etc.), Jean-Michel Denis (administration) et Pascal Diffels s’en iront. Il va donc falloir un peu de sang neuf. Je n’ai pas encore pris de contact, mais j’ai des idées, sans quoi je ne me serais pas présenté pour la présidence, » avance Philippe Schumacher.
Olivier DELFINO

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