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REVUE PRESSE du Jeudi 02/06/2022
Jeudi 02/06/2022 FOOTBALL

« Je veux mourir sur un terrain »

À 67 ans, Gaston Lejeune a officié pour la dernière saison en tant qu’entraîneur des gardiens. Une chose est sûre, il a marqué plusieurs générations de gardiens de but et a occupé une place centrale dans leur carrière.

C’est un monument du football qui tire sa révérence en cette fin de saison. Gaston Lejeune va ranger les gants. L’homme de 67 ans ne sera plus officiellement entraîneur des gardiens dans un club spécifique. Les gardiens de Malmedy ont donc été les derniers à profiter des entraînements, des conseils et du suivi de Gaston Lejeune durant une saison complète. Il va donc refermer un livre impressionnant qui l’a vu entraîner à l’École de Pierre Drouguet à Verviers, à Spa, Visé, La Calamine, Mouland, le FC Wiltz (Luxembourg) et enfin Malmedy. Une carrière qui a marqué celle de nombreux gardiens et qui impressionne tant il a toujours été sollicité et apprécié. Gaston Lejeune est un véritable passionné. Toute sa vie a toujours tourné autour des gardiens de but et du football. Prendre cette décision a donc été un petit crève-coeur. « Oui, ça a été très difficile, » avoue-t-il au moment de nous recevoir dans son jardin, à Aubel. « Mais j’ai quelques problèmes physiques avec notamment un genou usé. Quand je donne les entraînements, j’aime donner tous les ballons moi-même. Je préfère arrêter au sommet. À un moment donné, il faut savoir passer de l’autre côté de la barrière. »

« Pas un arrêt total »

Mais ne vous détrompez pas. Vous allez encore régulièrement croiser Gaston Lejeune en tant que spectateur, c’est une certitude. « Je vais mourir sur un terrain de football, je l’espère ! Mais ce sera la première année où je n’ai pas d’objectifs. Habituellement, je sais qu’à une telle date, je dois être là. » Mais il sera toujours un acteur du football régional sans pour autant y occuper un rôle principal. « J’ai promis à Malmedy d’aller dépanner quand Jean-Marie Demonceau sera absent. Wiltz m’a également demandé de les accompagner en stage au mois de juillet mais je ne sais pas encore ce que je vais faire. Je compte aussi donner quelques séances individuelles. Ce sera un arrêt en club, mais pas un arrêt total. »

Ils sont très nombreux à être passés entre ses « gants ». On peut citer Logan Bailly, Jan Moons, Didier Xhardez, Khalid Fouhami, David Rico-Garcia, Maxime Crahay ou encore Germain Hagemann. Il a notamment côtoyé Peter Kerremans, José Riga, Gilbert Bodart, Michel Renquin ou Michel Preud’homme. Il est d’ailleurs impossible de tous les citer, mais si vous lancez Gaston Lejeune sur le sujet, il peut vous en parler pendant des heures et des heures.

Et depuis qu’il a annoncé sa fin de carrière, les messages affluent de toutes parts. « Quand tu termines ta carrière et que tu vois tous ces témoignages, cela fait chaud au coeur. J’ai des souvenirs plein la tête. Quand je vais quelque part, je suis toujours bien reçu, cela veut dire que les gens m’apprécient. » Mais si le football va obligatoirement lui manquer, il a déjà trouvé la parade parfaite afin d’atténuer la douleur. « Je viens de m’acheter un tout nouveau vélo et j’espère sortir presque tous les jours. » Et ce jour-là, il revenait d’une « balade » longue d’une centaine de kilomètres.

GRAND AMI D’EGIDE SEBASTIAN

Visé, le club qui l’a le plus marqué

La carrière de Gaston Lejeune, beaucoup en rêveraient. Mais parmi toutes ces aventures, deux retiennent particulièrement son attention. C’est tout d’abord ces 12 saisons à Visé jusqu’en 2ème Division. « J’y ai connu de très grands entraîneurs et d’excellents gardiens. On est presque parvenu à monter en D1 à l’époque. C’est certainement le club qui m’a le plus marqué. Grâce à Visé, j’ai pu faire tous les terrains de D1 à l’exception de celui d’Anderlecht. On était chaque année le club phare et je me souviens des matchs contre le RFC Liège devant 3000 personnes. On a aussi affronté deux fois le Standard devant 10.000 supporters. » Après quoi, il s’en est allé du côté de La Calamine où il a fait la connaissance du regretté Egide Sebastian. « Mon plus grand plaisir, c’est d’avoir connu de très bons présidents au cours de ma carrière, » raconte le keeper. « J’ai eu la chance de côtoyer Egide Sebastian qui était un très grand président. Je ne peux que dire du bien de cet homme-là. Il était dur mais juste. » Gaston Lejeune est d’ailleurs resté très proche de la famille et notamment de son fils, Yves.

Et puis la Nationale s’est refermée pour lui au FC Wiltz, au Grand-Duché du Luxembourg. Là-bas, il a rempli son objectif d’effectuer 20 saisons en Nationale. « Et au moment de partir, j’ai été fêté comme un roi. J’en avais la chair de poule. »

599 matchs

En tant que joueur, il a également connu une très longue carrière commencée et terminée à Minerois, le club qui a été fondé, entre autres, par son papa. C’est d’ailleurs là qu’il a fait sa 1ère apparition en équipe première. « Mon seul regret, c'est de ne pas avoir atteint les 600 matchs en carrière. Mon compteur est resté bloqué à 599... » Un regret certes, mais un nombre qui en dit long sur la longévité de Gaston Lejeune.

« Terminer à Malmedy, je n’aurais pu rêver mieux »

Malmedy a donc été la dernière tanière de Gaston Lejeune. « C’est Fabrice Demonceau qui m’a demandé à l’époque si je ne voulais pas faire une dernière pige. J’ai directement accepté. » Bien lui en a pris quand on l’entend parler des Dragons. « Dans tous les clubs où je suis passé, je me suis toujours amusé. Mais, Malmedy, c’est vraiment un club formidable. Les joueurs sont très respectueux et toujours positifs. Il n’y a jamais une critique l’un envers l’autre. C’est très familial. Et puis, il y avait un bon entraîneur (Selahattin Deniz, NDLR). Il faut reconnaître qu’il a fait du très bon travail. Il a totalement compris le fonctionnement du club. Pour finir ma carrière, je n’aurais pas pu rêver mieux. » Et d’ajouter un mot sur les deux gardiens, Germain Hagemann et Bryan Errens. « Ce sont deux excellents gardiens. J’ai d’ailleurs promis de les aider la saison prochaine. » Par contre, il a tout de même trouvé un défaut au club... « Ils sont beaucoup trop festifs ! C’est toujours la fête à Malmedy et c’est difficile de partir le jeudi et le dimanche, » rigole-t-il.
Arno CHANDELLE

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